Déjà 46.152 citoyens construisent leur banque. Et vous ?

Je ne suis pas le seul à dénoncer la capture de notre épargne par les banques. La seule solution: créer notre propre banque coopérative. Pour cela il nous faut convaincre plusieurs milliers de citoyens de s’unir pour créer une nouvelle banque coopérative. Ce n’est pas le chemin le plus facile : la route est longue pour tous ceux qui veulent construire un nouveau projet de société.

En Belgique, l’assemblée des membres de NewB, banque coopérative, a approuvé la nouvelle carte d’identité et décrit ainsi précisément quelle banque ils veulent construire. Leur engagement pour donner vie à leur projet leur a permis de récolter plus d’un million de nouveau capital depuis le 30 janvier 2014. Et maintenant ils s’engagent aussi avec la volonté de convaincre encore plus de citoyens à devenir coopérateur ce qui est possible avec une part de 20 euros. C’est ce qui va se passer dans les prochains mois : une nouvelle campagne où chaque membre sera appelé à en amener des nouveaux : c’est la deuxième vague de la NewB.
Beaucoup d’exemples existent ailleurs dans le monde pour prouver qu’un tel projet est parfaitement réalisable; des exemples aussi différents que Desjardins au Canada ou Banca Etica en Italie. Le Directeur de Banca Etica a d’ailleurs adressé par vidéo un message de bon anniversaire pour NewB : « en 15 ans, nous avons grandi et sommes devenus une banque, encore petite, mais stable et durable ». Desjardins quant à lui, est un groupe coopératif qui en un siècle est devenu une banque exemplaire de plus de 5.8 millions de coopérateurs-clients.
Dans le monde, les dettes grandissent toujours plus vite : « une étude récente nous montre que les dettes mondiales sont trois fois plus élevées que le produit annuel mondial brut, et qu’elles grandissent trois fois plus vite. Quelles en sont les conséquences ? Les intérêts de l’épargne sont très bas, et nous ne devons pas oublier que les grandes banques ont chuté parce qu’elles ne pouvaient plus financer leurs dettes. Citons 7 manières qui feront payer les risques de chute de ces banques au citoyen : comme contribuable, comme client via le paiement des exigences en matière de fonds propres et de garanties de liquidités, comme épargnant avec des taux d’intérêt à peine équivalents à l’inflation, comme actionnaire, comme détenteur de produit de « branche 21 » à qui on propose (impose ?) de sortir du système, mais aussi comme contribuable qui participe aux garanties sur les obligations d’états comme la Grèce, l’Espagne ou d’autres pays encore, et peut-être une fois encore comme payeur de la garantie au cas où le système belge de financement connaîtrait de nouvelles difficultés. Qui devrait payer si une de nos banques s’avérait avoir des actifs toxiques et de mauvaise qualité ?
J’appelle tous mes amis à rendre NewB encore plus connue et plus visible. Et en France, c’’est à nous de nous en occuper.

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Claude Guillemain est Président fondateur de Breizh 2004, mouvement fédéraliste breton et européen, et du Réseau des Bretons de l’Etranger – RBE – . Il est expert international en crédit rural et microfinance, consulting et conseil financiers, appui aux Institutions de Microfinance. Âgé de 70 ans, célibataire, six enfants. Diplômé en 1968, École Supérieure de Commerce de Reims (master en management).

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Claude Guillemain est président du Réseau des Bretons de l'Étranger - RBE -. Expert finance rurale et microfinance. Âgé de 71 ans, célibataire, six enfants. Diplômé en 1968, École Supérieure de Commerce de Reims (NEOMA Campus de Reims). Ancien du Crédit Agricole, Côtes d'Armor puis Caisse Nationale de Crédit Agricole, Paris, où il a exercé la fonction de responsable de la zone Moyen-Orient. Expert free lance depuis 1988, il a travaillé pour la Commission européenne comme expert à Bruxelles, et au Malawi. Nombreuses missions en Afrique, Asie, Moyen Orient, Europe de l'Est et de l'Ouest.