Breton Network | La Bretagne a un rôle à jouer plus ambitieux au niveau international en mettant en avant l’originalité de sa culture

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187815_170876462969477_297943_n.jpgÉvènement public

Heure
samedi 21 mai · 14:00 – 19:00

Lieu
Petite place face à la mosquée Sidi Bou Saïd

Créé par :

En savoir plus
Sidi Bou Saïd
Samedi 21 mai 2011 à partir de 14h00
Petite place face à la mosquée Sidi Bou Saïd
احتفال لبريطانيا
سيدي بو سعيد
السبت 21 مايو 2011 من الساعة 14:00
مربع صغير أمام مسجد سيدي بو سعيد

Les Bretons aiment faire partager leur culture et s’ouvrir à celles des autres. Ces échanges sont une des raisons d’être de la Fête de la Bretagne/Gouel Breizh que nous organisons pour la première fois en Tunisie, à Sidi Bou Saïd. La Fête de la Bretagne rassemblera, sous une même bannière, des animations de proximité, porteuses de générosité, de créativité, de dynamisme. Les activités proposées visent à renforcer le lien social entre la Bretagne et la Tunisie.

Réseau des Bretons de l’Étranger – R.B.E. Suarl – 6 rue El Amel Amilcar Sidi Bou Saïd 2026 Tunis Tel : +216 71 982 304  – GSM : + 216 21 835 359  – E-mail rbe.international@gmail.com Website : http://rbe-suarl.com/

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jan/11

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Bloavezh mat !

Bonjour,

Toute l’équipe du Réseau des Bretons de l’Étranger - RBE – vous souhaite une très bonne année 2011. Que cette nouvelle année soit une réussite entrepreneuriale pour votre activité.

L’année 2010 fut pour le RBE l’année de l’installation et du développement permanent de son réseau.
Nous avons désormais, outre la base de Bruxelles, une implantation à La Marsa, en Tunisie, une implantation en création à Marrakech et à Bangkok.
L’orientation 2011 sera l’élargissement de notre offre de services vers les Bretons et Associations Bretonnes de l’Etranger, et vers les dirigeants de ces Associations et leurs familles.
L’équipe RBE continuera cette année de vous informer et de vous conseiller, notre objectif étant de vous accompagner dans le développement de votre entreprise.

Bloavezh mat ha yec’hed mat !

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Le Réseau des Bretons de l’Etranger – RBE – à Bruxelles change d’adresse postale.

Voici notre nouvelle adresse postale :

RBE

Reg-011

B.P. 4 – UCCLE MAIL

B1180 UCCLE

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Une relation biunivoque entre deux ensembles est une relation qui à chaque élément du premier ensemble fait correspondre un élément et un seul du second. Si l’on a pu établir une telle relation, alors on est en droit d’assimiler les deux ensembles car on peut passer de l’un à l’autre de façon automatique en appliquant la table d’équivalence ou la règle explicitant la relation biunivoque.

On peut considérer que les Bretons, dans leur immense majorité, pour des raisons culturelles et historiques que l’on a pas besoin de détailler, portent en eux deux vocations nationales: la bretonne et la diasporique, c’est à dire, au fond, la française.

Elles ne sont jamais traitées sur le même niveau, ce qui est parfaitement normal, mais cette relation n’est pas biunivoque et, de fait, pénalise l’efficacité d’une coordination pourtant souhaitée par les deux groupes.

La nationalité française de la diaspora bretonne est visible partout, elle est évidente, et se place d’emblée comme marqueur efficace d’altérité. Sans disserter sur les caractéristiques de cette nationalité et de ce qu’elle peut justement impliquer dans le rapport à la notion d’altérité (!), on constate que, sorti des frontières françaises, un Breton assume généralement parfaitement cette nationalité. Cette nationalité implique par ailleurs très fortement, voire consubstantiellement, un attachement fort à l’Etat, ce qui dans un contexte diasporique, implique une solidarité de citoyenneté, plus qu’une solidarité nationale. Par ailleurs, il faut souligner que les relations internationales ne sont vécues que sur un mode interétatique (confusion si courante anglais/britannique, exemple parmi tant d’autres)

La nationalité bretonne de la diaspora, elle, est vécue de façon hirsute. Pour des raisons évidentes (perte de la langue pour les Bretons concernés, ignorance quasi totale de l’histoire de Bretagne, réflexe d’Etat) la nationalité bretonne se comporte à peu près exactement comme ce que la psychanalyse traditionnelle désigne comme l’inconscient, avec le lot de lapsus, d’actes manqués, qui viendrait en quelque sorte parasiter la visibilité lisse d’une nationalité française affichée. Ce refoulé national s’exprime également dans une sorte de rhétorique que nous qualifierons de poétique: autosatisfaction purement verbale d’être breton (cela n’est pas et ne peut pas être réellement vécu pour l’instant), nostalgie et amour déclaré du pays, dans les limites que lui réservent les clichés français (la mer, la gastronomie, un certain folklore, musical ou culinaire). Une place à part doit être réservé au discours économique ou technocratique: «la Bretagne est riche, compétitive, a réussi à s’en sortir…».
Pour nous, il s’agit purement et simplement de légitimer avec les moyens du bord la résurgence individuelle de sa propre nationalité bretonne. Une sorte de lapsus travaillé, de sublimation rhétorique d’un sentiment qui de toutes façons, ne s’inscrit jamais dans le réel.

Dans tous les cas, la relation entre Breizh et la diaspora est univoque et est délimité par les acteurs politiques, économiques, associatifs, identitairement corrects et déclarés représentatifs de la Bretagne, et les formules obligatoires (”nous sommes ouverts sur le monde”, “nous nous intéressons à la diaspora”? “Le thème de la diaspora est très tendance”,”donnez-nous votre fichier d’adresses”, etc.») qui rappelle la colonisation, la prière au chapelet ou la politesse conventionnelle.

A qui s’adresse réellement ce discours? Il pourrait être utile de se demander si pour les Bretons expatriés, le marqueur d’altérité n’est pas plus important que le marqueur de la nationalité bretonne qu’ils utilisent. L’essentiel étant, ne l’oublions pas, de vivre, de s’insérer, de se démarquer, dans un contexte international où la nationalité française apporte alors tout ce dont l’expatrié  peut avoir besoin (services consulaires, formalités administratives, sécurité, scolarité, santé).

Dans le contexte général de la diaspora, on peut regretter le refoulement de la nationalité bretonne et ses conséquences, mais il faut bien reconnaître la difficulté pour le Breton de l’Étranger d’inscrire sa nationalité bretonne dans le réel. A cela deux raisons: i) la relative ignorance de la Bretagne des motivations et des réalités de la vie de l’expatrié ii) la relative condescendance des acteurs  politiques, économiques, associatifs, déclarés représentatifs de la Bretagne vis a vis des Bretons de l’Etranger iii) hors des frontières de France, les bretons sont français. Dans un environnement francophone, la citoyenneté française devient même le seul critère apparent d’altérité.

Les acteurs  politiques, économiques, associatifs, déclarés représentatifs de la Bretagne ne devraient pas penser que les Bretons de l’Étranger souffrent du «syndrome de l’utérus» causé par l’éloignement de la Bretagne. Les Bretons de l’Étranger ne fantasment pas leur propre Bretagne. S’ils sont coupés des réalités quotidiennes bretonne, ils ne se réfugient pas pour autant dans la folklorisation de la Bretagne. Dans tous les cas, la nostalgie reste un phénomène individuel, et la Bretagne est une auberge espagnole. Si en Bretagne, le peu de tissu social breton, (et par là nous entendons aussi bien un réseau bancaire commun, un secteur de prospection pour un commercial, que les migrations des étudiants à Rennes ou à Nantes, voire France 3) peut forger un embryon de sentiment national, à l’étranger, il ne peut être que différent et plus préoccupée des réalités du pays d’accueil.
Bref, encore plus qu’en France, être breton à l’Étranger ne sert strictement à rien, sauf si une réelle relation biunivoque s’instaurait entre les Bretons de Bretagne et les Bretons de la Diaspora.
La préoccupation affichée de “faire la promotion d’un site dont l’objectif est de recruter les Bretons de l’étranger pour en faire des ambassadeurs” n’a aucun sens et ne peut, à l’étranger, évidemment pas exister, Le discours devient parfaitement inefficace. Le discours, dans un tel contexte, ne peut attirer que plus de «rêveurs» encore qu’ils n’en attirent en Bretagne. Adieu l’efficacité.

Il nous semble que l’on retrouve ici ce qu’il y a de pire en Bretagne, du point de vue de l’inscription de l’identité bretonne dans le réel.

Il nous semble qu’il y a un gros manque de discours. De la rhétorique poétique ou mythique, il faut passer à la rhétorique du business, au sens d’une pratique quasi culturelle, où la réussite des exportations bretonnes et les investissements bretons à l’étranger sont avant tout le marqueur d’une réussite nationale bretonne. On peut imaginer de faire de la communauté bretonne de la diaspora une sorte de plateforme stratégique opérationnelle, en ayant en tête que l’action commerciale et les pratiques utilisées ici apporteront des éléments de méthodes pour la Bretagne elle-même.

Mais cette relation doit être biunivoque. Une diaspora? Oui, pourquoi pas. Mais c’est tout un tissu social à construire ou à reconstruire, des services à proposer (aide administrative, pallier la solitude, etc.), des aides pour les Bretons de l’Étranger à la création d’entreprises en Bretagne, des appuis logistiques et humains d’aides à l’exportation et notamment d’exportation de l’expertise bretonne.

Claude Guillemain

Réseau des Bretons de l’Etranger – RBE -

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