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	<title>Breton Network</title>
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	<description>Blog du Réseau des Bretons de l\&#039;Etranger</description>
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		<title>Fans de Bretagne ? Une relation biunivoque entre Breizh et les Bretons de l’Etranger</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 09:34:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>claude</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Il nous semble qu’il y a un gros manque de discours. De la rhétorique poétique ou mythique, il faut passer à la rhétorique du business, au sens d’une pratique quasi culturelle, où la réussite des exportations bretonnes et les investissements bretons à l’étranger sont avant tout le marqueur d’une réussite nationale bretonne. On peut imaginer de faire de la communauté bretonne de la diaspora une sorte de plateforme stratégique opérationnelle, en ayant en tête que l’action commerciale et les pratiques utilisées ici apporteront des éléments de méthodes pour la Bretagne elle-même.]]></description>
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<p style="text-align: left"><a href="http://www.reseauliberte.eu/wp-content/uploads/2010/08/060509_drapeau_bretagne.jpg"><img class="alignleft" title="060509_drapeau_bretagne" src="http://www.reseauliberte.eu/wp-content/uploads/2010/08/060509_drapeau_bretagne.jpg" alt="" width="272" height="196" /></a></p>
<p style="text-align: left">Une  relation biunivoque entre deux ensembles est une relation qui à  chaque  élément du premier ensemble fait correspondre un élément et un  seul du  second. Si l’on a pu établir une telle relation, alors on est en  droit  d’assimiler les deux ensembles car on peut passer de l’un à  l’autre de  façon automatique en appliquant la table d’équivalence ou la  règle  explicitant la relation biunivoque.</p>
<div style="text-align: left">
<p>On peut considérer que les Bretons, dans leur immense majorité, pour   des raisons culturelles et historiques que l’on a pas besoin de   détailler, portent en eux deux vocations nationales: la bretonne et la   diasporique, c’est à dire, au fond, la française.</p>
<p>Elles ne sont jamais traitées sur le même niveau, ce qui est   parfaitement normal, mais cette relation n’est pas biunivoque et, de   fait, pénalise l’efficacité d’une coordination pourtant souhaitée par   les deux groupes.</p>
<p style="text-align: left">La nationalité française de la diaspora bretonne est visible partout,   elle est évidente, et se place d’emblée comme marqueur efficace   d’altérité. Sans disserter sur les caractéristiques de cette nationalité   et de ce qu’elle peut justement impliquer dans le rapport à la notion   d’altérité (!), on constate que, sorti des frontières françaises, un   Breton assume généralement parfaitement cette nationalité. Cette   nationalité implique par ailleurs très fortement, voire   consubstantiellement, un attachement fort à l’Etat, ce qui dans un   contexte diasporique, implique une solidarité de citoyenneté, plus   qu’une solidarité nationale. Par ailleurs, il faut souligner que les   relations internationales ne sont vécues que sur un mode interétatique   (confusion si courante anglais/britannique, exemple parmi tant d’autres)</p>
<p>La nationalité bretonne de la diaspora, elle, est vécue de façon   hirsute. Pour des raisons évidentes (perte de la langue pour les Bretons   concernés, ignorance quasi totale de l’histoire de Bretagne, réflexe   d’Etat) la nationalité bretonne se comporte à peu près exactement comme   ce que la psychanalyse traditionnelle désigne comme l’inconscient, avec   le lot de lapsus, d’actes manqués, qui viendrait en quelque sorte   parasiter la visibilité lisse d’une nationalité française affichée. Ce   refoulé national s’exprime également dans une sorte de rhétorique que   nous qualifierons de poétique: autosatisfaction purement verbale d’être   breton (cela n’est pas et ne peut pas être réellement vécu pour   l’instant), nostalgie et amour déclaré du pays, dans les limites que lui   réservent les clichés français (la mer, la gastronomie, un certain   folklore, musical ou culinaire). Une place à part doit être réservé au   discours économique ou technocratique: «la Bretagne est riche,   compétitive, a réussi à s’en sortir…».<br />
Pour nous, il s’agit purement et simplement de légitimer avec les moyens   du bord la résurgence individuelle de sa propre nationalité bretonne.   Une sorte de lapsus travaillé, de sublimation rhétorique d’un sentiment   qui de toutes façons, ne s’inscrit jamais dans le réel.</p>
<p>Dans tous les cas, la relation entre Breizh et la diaspora est   univoque et est délimité par les acteurs politiques, économiques,   associatifs, identitairement corrects et déclarés représentatifs de la   Bretagne, et les formules obligatoires (”nous sommes ouverts sur le   monde”, “nous nous intéressons à la diaspora”? “Le thème de la diaspora   est très tendance”,”donnez-nous votre fichier d’adresses”, etc.») qui   rappelle la colonisation, la prière au chapelet ou la politesse   conventionnelle.</p>
<p>A qui s’adresse réellement ce discours? Il pourrait être utile de se   demander si pour les Bretons expatriés, le marqueur d’altérité n’est  pas  plus important que le marqueur de la nationalité bretonne qu’ils   utilisent. L’essentiel étant, ne l’oublions pas, de vivre, de s’insérer,   de se démarquer, dans un contexte international où la nationalité   française apporte alors tout ce dont l’expatrié  peut avoir besoin   (services consulaires, formalités administratives, sécurité, scolarité,   santé).</p>
<p>Dans le contexte général de la diaspora, on peut regretter le   refoulement de la nationalité bretonne et ses conséquences, mais il faut   bien reconnaître la difficulté pour le Breton de l’Étranger d’inscrire   sa nationalité bretonne dans le réel. A cela deux raisons: i) la   relative ignorance de la Bretagne des motivations et des réalités de la   vie de l’expatrié ii) la relative condescendance des acteurs    politiques, économiques, associatifs, déclarés représentatifs de la   Bretagne vis a vis des Bretons de l’Etranger iii) hors des frontières de   France, les bretons sont français. Dans un environnement francophone,   la citoyenneté française devient même le seul critère apparent   d’altérité.</p>
<p>Les acteurs  politiques, économiques, associatifs, déclarés   représentatifs de la Bretagne ne devraient pas penser que les Bretons de   l’Étranger souffrent du «syndrome de l’utérus» causé par l’éloignement   de la Bretagne. Les Bretons de l’Étranger ne fantasment pas leur  propre  Bretagne. S’ils sont coupés des réalités quotidiennes bretonne,  ils ne  se réfugient pas pour autant dans la folklorisation de la  Bretagne. Dans  tous les cas, la nostalgie reste un phénomène  individuel, et la  Bretagne est une auberge espagnole. Si en Bretagne,  le peu de tissu  social breton, (et par là nous entendons aussi bien un  réseau bancaire  commun, un secteur de prospection pour un commercial,  que les migrations  des étudiants à Rennes ou à Nantes, voire France 3)  peut forger un  embryon de sentiment national, à l’étranger, il ne peut  être que  différent et plus préoccupée des réalités du pays d’accueil.<br />
Bref, encore plus qu’en France, être breton à l’Étranger ne sert   strictement à rien, sauf si une réelle relation biunivoque s’instaurait   entre les Bretons de Bretagne et les Bretons de la Diaspora.<br />
La préoccupation affichée de “faire la promotion d’un site dont   l’objectif est de recruter les Bretons de l’étranger pour en faire des   ambassadeurs” n’a aucun sens et ne peut, à l’étranger, évidemment pas   exister, Le discours devient parfaitement inefficace. Le discours, dans   un tel contexte, ne peut attirer que plus de «rêveurs» encore qu’ils   n’en attirent en Bretagne. Adieu l’efficacité.</p>
<p>Il nous semble que l’on retrouve ici ce qu’il y a de pire en   Bretagne, du point de vue de l’inscription de l’identité bretonne dans   le réel.</p>
<p>Il nous semble qu’il y a un gros manque de discours. De la   rhétorique poétique ou mythique, il faut passer à la rhétorique du   business, au sens d’une pratique quasi culturelle, où la réussite des   exportations bretonnes et les investissements bretons à l’étranger sont   avant tout le marqueur d’une réussite nationale bretonne. On peut   imaginer de faire de la communauté bretonne de la diaspora une sorte de   plateforme stratégique opérationnelle, en ayant en tête que l’action   commerciale et les pratiques utilisées ici apporteront des éléments de   méthodes pour la Bretagne elle-même.</p>
<p>Mais cette relation doit être biunivoque. Une diaspora? Oui, pourquoi   pas. Mais c’est tout un tissu social à construire ou à reconstruire,   des services à proposer (aide administrative, pallier la solitude,   etc.), des aides pour les Bretons de l’Étranger à la création   d’entreprises en Bretagne, des appuis logistiques et humains d’aides à   l’exportation et notamment d’exportation de l’expertise bretonne.</p>
<p>Claude Guillemain</p>
<p>Réseau des Bretons de l’Etranger – RBE -<br />
Centre Phénicia<br />
Avenue Habib Bourguiba<br />
2070  LA MARSA<br />
Tunisie<br />
Tel : + 216 71 778 379<br />
Cell: + 216 21 835 359<br />
E-Mail : rbe.international@gmail.com<br />
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Skype: klaodgillamaen</p>
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		<title>Bonjour tout le monde&#160;!</title>
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		<pubDate>Sun, 09 May 2010 09:50:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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